Quoi de plus normal ? Dirions-nous, puisque Si Taoufik Jelassi a de la famille à Paris. Sauf que quand on sait que déjà le lendemain même, soit le vendredi, il rehaussait de sa présence un spectacle de Jazz à Carthage, on est en droit de se demander ce qu’il avait de si urgent à faire à Paris pour que çà motive cette virée éclair ? Mais, peut-être qu’il devait rentrer aussi rapidement parce qu’il avait une réunion importante du gouvernement, qui ne pouvait pas attendre, à tel point qu’elle s’est tenue un dimanche, en tenue légère, et du côté de la pension des personnes âgées à la Manouba ? Et la question reste toujours la même aussi têtue : Qu’est-il allé faire à Paris ?
Et si on ajoute à cela, le fait qu’il était accompagné lors de cette virée par un haut responsable d’« Al Karama Holding » la fumeuse… Euh, fameuse boite qui gère (si bien) les sociétés confisquées au clan Ben Ali, cela ajoute du mystère au mystère. D’autant plus que lors de cette escapade parisienne notre ministre des technologies des communications a rencontré, dans son bureau, le patron d’Orange France.
Quand on combine toutes ces informations, il est fort probable que Taoufik Jelassi aurait discuté avec le patron d’Orange France du dossier de sa filiale Orange Tunisie ! Surtout qu’il était accompagné par le responsable d’Al Karama Holding, dont la main-mise sur Orange Tunisie a été « levée » par décision judiciaire, et dont le représentant a été éjecté du conseil d’administration d’Orange Tunisie, suite à un vote.
Que voulait signifier, donc, Taoufik Jelassi au patron d’Orange France ? Est-ce qu’il voulait se maintenir dans la position de seul interlocuteur de la maison mère, en Tunisie ?
De toutes les façons, peu importe le contenu de la discussion, l’important dans l’histoire est que notre ministre a oublié qu’il était… justement ministre. Et que du coup, son poste et son standing ne lui permettaient pas de discuter de ce dossier avec quelqu’un d’autre que son homologue français. Car un ministre ne peut pas se payer le luxe de la modestie de se déplacer et de traiter directement avec des directeurs généraux aussi forts qu’ils soient, il y va de la notoriété du pays. Même s’il paraitrait que le dossier de la situation d’Orange Tunisie soit mis sur la table des discussions que va avoir notre chef du gouvernement avec François Hollande dans les prochains jours.
Et puis, notre ministre devrait savoir qu’il ne doit pas engager dans de tels dossiers le gouvernement qu’il représente, mais plutôt l’administration qu’il dirige, et dans lequel cas, il aurait peut-être mieux valu envoyer un cadre de son ministère pour s’acquitter de la tâche.
Comme quoi, on a beau être technocrate, çà ne veut pas, forcément, dire qu’on sait se comporter comme un homme d’état !
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