Mardi dernier, en effet, le chef du service d’orthopédie relevant de l’hôpital mentionné, est entré dans une colère noire, quand il a constaté que le médecin anesthésiste, un professeur en médecine, qui plus est, était en train de consulter son ordinateur portable dans une pièce attenante aux salles d’opérations. Il est devenu furieux car son collègue a osé enfreindre sa décision d’interdire l’usage des ordinateurs dans le bloc opératoire. Sa colère était telle qu’il jeta violemment, l’ordinateur de son collègue par terre. C’est alors qu’entra en scène le jeune résident qui a voulu intervenir pour soutirer son patron le professeur d’anesthésie réanimation, de l’ire du chirurgien. Chose qui n’a pas plu au chirurgien qui déversa, du coup sa colère contre le jeune stagiaire, en le frappant et le plaquant contre le mur, lui occasionnant une fracture du nez et autres lésions au visage.
Et ce n’est pas fini, puisque la victime porta plainte auprès de la police, poussant l’agresseur à faire de même en présentant un certificat médical de violence dépassant en période de congé celui de sa victime. Par ailleurs, le chirurgien agresseur a eu l’idée de lancer une page, sur les réseaux sociaux, pour y recueillir le soutien et la sympathie des gens et se positionner en tant que victime.
Cet incident suscita beaucoup d’indignation dans les rangs des syndicats des jeunes médecins, de même que du conseil de l’ordre, de la faculté de médecine et du bureau de la Société d’orthopédie, qui attendent une réaction vigoureuse de la part du ministre de la santé, d’autant plus, disent certains, que ce chirurgien n’en est pas à sa première crise de colère, et qu’il aurait, auparavant violenté une technicienne supérieure travaillant sous ses ordres. D’ailleurs d’aucuns prétendent que ce chef de service avait été nommé par l’ancien ministre de la santé, Abdellatif Mekki pour des considérations partisanes.
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